Lundi 29 février 2016, des Organisations de la Société Civile Burundaise et des Organisations Internationales, incluant l'union panafricaine des avocats (l'UPA/PALU), ont présenté une déclaration conjointe lors d’une conférence de presse à l’Hôtel Palace, à Arusha, en Tanzanie, concernant le 17ème Sommet des Chefs d’Etat de la Communauté Est Africaine (CEA), sur le crise humanitaire au Burundi.

Les dix-sept (17) signataires de la déclaration conjointe ont questionné entre autre pourquoi le Burundi n’était pas mentionné sur l’agenda du Sommet en dépit de la détérioration continue du respect des droits de l’homme dans le pays, ainsi que la nomination, mercredi 2 Mars, du prochain Secrétaire Général de la CEA par le Burundi.

Mme. Marie-Louise Baricako, une figure du Mouvement des Femmes et des Filles pour la Paix et la Sécurité au Burundi, a présenté la déclaration conjointe aux journalistes présents dans la salle. M. Vital Nshimirimana, Président du Forum pour le Renforcement de la Société Civile (FORSC), et un des leader du Mouvement Citoyen Halte au Troisième Mandat (HTM), a relevé l’importance que le Burundi ne puisse ni nommer, ni assumer la position de Secrétaire Général de la CEA et la Présidence de la CEA. M. Donald Deya, Directeur Exécutif de PALU, a critiqué les Chefs d’Etat de la CEA pour avoir laissé tomber les citoyens burundais, les citoyens de la CEA, ainsi que l’Union Africaine et les Nations Unies qui comptaient sur eux pour résoudre la crise. Mme. Rachel Nicholson de Amnesty International a relevé le problème des charniers découverts par son organisation le mois dernier, lors de recherches sur le terrain. M. Dismas Nkunda, Directeur Exécutif de Atrocity Watch – Africa, a quant à lui soulevé le grand risque de génocide au Burundi.

Parmi les signataires, douze (12) organisations étaient représentées à la conférence de presse : Amnesty International, Atrocity Watch – Africa (AWA), Coalition du Burundi pour la Cour Pénale Internationale (CB CPI), Centre for Citizens’ Participation in the African Union (CCP-AU), East Africa Law Society (EALS), Forum pour la Conscience et le Développement (FOCODE), Forum pour le Renforcement de la Société Civile (FORSC), Groupe de Recherche et d’Appui au Développement des Initiatives Démocratiques (GRADIS), Mouvement Citoyen Halte au Troisième Mandat (HTM), International Commission of Jurists – Kenyan Chapter (ICJ-K), Pan African Lawyers’ Union (PALU) et le Mouvement des Femmes et des Filles pour la Paix et la Sécurité au Burundi.

Veuillez trouver la déclaration conjointe incluant tous les signataires ici.

Les Organisations de la société civile lors de la déclaration commune aux Chefs d'Etat de la CEA #Africa4Burundi
Les Organisations de la société civile lors de la déclaration commune aux Chefs d'Etat de la CEA #Africa4Burundi
Le Directeur Exécutif de PALU, M. Donald Deya, présente aux journalistes la responsabilité des Chefs d'Etat de la CEA auprès des citoyens burundais, de la CEA, de l'UA et des NU, qui comptent sur eux pour trouver une solution à la crise.
Le Directeur Exécutif de PALU, M. Donald Deya, présente aux journalistes la responsabilité des Chefs d'Etat de la CEA auprès des citoyens burundais, de la CEA, de l'UA et des NU, qui comptent sur eux pour trouver une solution à la crise.
Mme. Marie-Louise Baricako lit la Déclaration commune des Organisations de la société civile aux Chefs d'Etat de la CEA.
Mme. Marie-Louise Baricako lit la Déclaration commune des Organisations de la société civile aux Chefs d'Etat de la CEA.
Mme. Rachel Nicholson, d'Amnesty International, relève l'importance que les Chefs d'Etat de la CEA se prononcent sur la crise du Burundi.
Mme. Rachel Nicholson, d'Amnesty International, relève l'importance que les Chefs d'Etat de la CEA se prononcent sur la crise du Burundi.
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